Fin de contrat

Rupture conventionnelle : comment ça marche, étape par étape

La rupture conventionnelle permet de quitter un CDI d'un commun accord, avec une indemnité et le droit au chômage. Voici les étapes, les délais à respecter et ce qu'il faut vérifier avant de signer.

7 min de lectureMis à jour le 26 juin 2026

La rupture conventionnelle permet à un salarié en CDI et à son employeur de mettre fin au contrat d'un commun accord — ni démission, ni licenciement. Son grand avantage : elle ouvre droit à une indemnité et, en principe, à l'assurance chômage.

Mais elle suit une procédure encadrée, avec des délais à respecter. Voici le déroulé complet et les points à vérifier avant de signer.

Le principe : un accord, pas une décision imposée

Personne ne peut vous imposer une rupture conventionnelle, et vous ne pouvez pas l'exiger non plus : il faut l'accord des deux parties. Elle ne concerne que le CDI (pas le CDD, qui a ses propres modes de rupture).

Les étapes, dans l'ordre

  • 1. Un ou plusieurs entretiens. Vous discutez du principe et des conditions (date de départ, montant de l'indemnité). Vous pouvez vous faire assister.
  • 2. La signature de la convention. Elle fixe la date de fin du contrat et le montant de l'indemnité. Chaque partie en garde un exemplaire (essentiel).
  • 3. Le délai de rétractation de 15 jours calendaires. Après la signature, chacun peut changer d'avis, sans avoir à se justifier.
  • 4. L'homologation par l'administration. La convention est envoyée à la DREETS, qui dispose d'environ 15 jours ouvrables pour la valider.
  • 5. La fin du contrat. Elle ne peut intervenir qu'aprèsl'homologation.
Ne signez pas le solde le jour de l'entretien
Tant que le délai de rétractation et l'homologation ne sont pas passés, le contrat continue. Méfiez-vous d'une pression à « tout boucler tout de suite » : les délais sont là pour vous protéger.

L'indemnité : un minimum à respecter

L'indemnité de rupture conventionnelle ne peut pas être inférieure à l'indemnité légale de licenciement (votre convention peut prévoir mieux). Elle se calcule sur votre ancienneté et votre salaire de référence.

C'est un plancher, pas un plafond
Rien n'interdit de négocier au-dessus du minimum. Le montant se discute : ancienneté, contexte du départ, et votre marge de négociation entrent en jeu.

Et le chômage ?

Contrairement à une démission, la rupture conventionnelle ouvre en principe droit aux allocations chômage (sous réserve des conditions habituelles de France Travail). C'est l'une des raisons de son succès.

Ce qu'il faut vérifier avant de signer

  • Le montant de l'indemnité est-il au moins égal au minimum légal ?
  • La date de fin est-elle bien postérieure à l'homologation ?
  • Avez-vous bien votre exemplaire signé de la convention ?
  • Le solde de tout compte inclut-il congés payés et indemnité ?
Vérifiez votre indemnité et votre solde
ClarifPay peut analyser votre solde de tout compte et recalculer l'indemnité au regard de votre ancienneté et de votre convention, pour repérer un montant sous-évalué ou un oubli.

ClarifPay est un outil d'information. Les rapports sont indicatifs et ne remplacent pas l'avis d'un avocat ou d'un conseiller du travail.

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