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Indemnité de licenciement : comment elle se calcule (et se vérifie)

En cas de licenciement, vous avez droit à une indemnité dont le montant dépend de votre ancienneté et de votre salaire. Voici le mode de calcul, le minimum légal et les erreurs à repérer.

7 min de lectureMis à jour le 26 juin 2026

En cas de licenciement, vous avez droit à une indemnité de licenciement dont le montant dépend de deux choses : votre ancienneté et votre salaire de référence. La loi fixe un minimum, mais votre convention collective peut prévoir mieux.

Voici comment elle se calcule, le montant minimum à attendre, et les erreurs les plus fréquentes à repérer sur votre solde de tout compte.

Qui y a droit ?

L'indemnité légale est due à tout salarié en CDI licencié (sauf faute grave ou lourde), à condition d'avoir une ancienneté minimale dans l'entreprise (en général au moins 8 mois continus). Elle concerne aussi bien les licenciements économiques que personnels.

Comment se calcule le minimum légal ?

L'indemnité légale se calcule par tranches d'ancienneté, sur la base de votre salaire de référence :

  • 1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté, pour les 10 premières années.
  • 1/3 de mois de salaire par année au-delà de 10 ans.
  • Les années incomplètes comptent au prorata des mois travaillés.
La convention peut être plus généreuse
Beaucoup de conventions collectives prévoient une indemnité supérieure au minimum légal. On applique alors le calcul le plus favorable pour vous. Vérifiez toujours les deux.

Le salaire de référence

C'est la base du calcul. On retient le montant le plus avantageux entre :

  • La moyenne des 12 derniers mois de salaire brut ;
  • La moyenne des 3 derniers mois (les primes annuelles y étant alors comptées au prorata).

On prend en compte le salaire brut, primes incluses. Un salaire de référence sous-évalué fait mécaniquement baisser votre indemnité : c'est un point clé à contrôler.

Est-elle imposable ?

L'indemnité légale ou conventionnelle de licenciement est, dans la plupart des cas, exonérée d'impôt sur le revenu (dans certaines limites). Elle se distingue ainsi de votre salaire classique. Les indemnités de préavis et de congés payés, elles, restent imposables.

Les erreurs fréquentes à repérer

  • Ancienneté sous-évaluée : une date d'entrée erronée réduit l'indemnité.
  • Salaire de référence trop bas : primes oubliées dans la moyenne.
  • Minimum conventionnel ignoré : seul le légal est appliqué alors que la convention est plus favorable.
  • Congés payés et préavis oubliés dans le solde de tout compte.
Vérifiez votre indemnité et votre solde
ClarifPay analyse votre solde de tout compte, recalcule l'indemnité selon votre ancienneté et votre convention, et signale un montant sous-évalué ou un oubli. Un contrôle utile avant de signer votre reçu.

ClarifPay est un outil d'information. Les rapports sont indicatifs et ne remplacent pas l'avis d'un avocat ou d'un conseiller du travail.

— Passez à l'action

Vérifiez votre document en 30 secondes.

Plutôt que de tout contrôler à la main, déposez votre document : ClarifPay le compare à votre convention collective et au Code du travail, puis vous renvoie un rapport clair avec chaque anomalie citée à sa référence légale.

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